Les opérations de chèques différés se multiplient dans la grande distribution. Carrefour propose jusqu'à ce dimanche 27 septembre de payer ses courses par chèque sans être débité avant le 7 décembre, tandis que d'autres enseignes comme Super U ou Leclerc ont aussi recours à ce type d'opération.

Pourquoi les enseignes le proposent

Le principe est simple : le client règle ses achats immédiatement, mais l'encaissement du chèque est repoussé. Pour certains ménages, cela permet de remplir le caddie aujourd'hui et de reporter la dépense à une période jugée plus favorable.

Ces opérations montrent aussi la pression sur le pouvoir d'achat. Quand les budgets sont serrés, les enseignes cherchent des solutions pour maintenir la fréquentation et éviter que les clients réduisent trop leurs achats.

Ce qu'il faut surveiller

Le paiement différé n'efface pas la dépense. Il la décale. Les consommateurs doivent donc vérifier qu'ils auront bien les fonds disponibles au moment de l'encaissement, surtout si plusieurs achats sont reportés sur la même période.

Pour les distributeurs, l'enjeu est commercial, mais aussi social : proposer une souplesse sans pousser les clients vers une accumulation de paiements difficiles à suivre.