Plus de 300 000 tonnes annoncées immédiatement
Donald Trump a annoncé vendredi 9 octobre avoir conclu un accord avec Vladimir Poutine après un échange téléphonique. Selon le président américain, la Russie doit fournir immédiatement plus de 300 000 tonnes métriques de diesel aux États-Unis et au marché mondial, soit environ 2,25 millions de barils.
Trump a également évoqué 500 000 tonnes supplémentaires en novembre, puis d'autres volumes. Ces chiffres correspondent à l'annonce américaine : les modalités commerciales, le calendrier détaillé et les acheteurs n'ont pas encore tous été rendus publics.
Un assouplissement temporaire des sanctions
L'administration américaine a accordé une dérogation temporaire à certaines sanctions visant les carburants russes. Ces restrictions avaient été adoptées pour réduire les revenus énergétiques de Moscou après l'invasion de l'Ukraine en 2022.
Cette décision marque donc un changement important de politique. Elle ne signifie pas la levée générale des sanctions américaines contre la Russie : l'assouplissement porte sur les livraisons visées par l'accord et reste limité dans le temps.
Pourquoi Washington cherche du diesel
Le diesel est essentiel au transport routier, à l'agriculture, au chauffage et à une partie de l'industrie. Les prix américains ont fortement augmenté sous l'effet des tensions géopolitiques, de stocks réduits et de capacités de raffinage limitées.
L'annonce a fait reculer les contrats à terme sur le diesel, mais plusieurs analystes cités par Reuters et AP doutent que les volumes annoncés suffisent à faire durablement baisser les prix. Une partie du carburant pourrait simplement être redirigée d'autres marchés.
L'Ukraine dénonce un soutien à l'économie russe
Volodymyr Zelensky et plusieurs élus américains ont critiqué l'accord, estimant que les recettes tirées de ces ventes pourraient soutenir l'effort de guerre russe. La Maison-Blanche défend au contraire une mesure destinée à protéger les consommateurs et l'économie américaine.
L'impact réel dépendra désormais des volumes effectivement livrés, du prix négocié et du maintien ou non de la dérogation aux sanctions.



