Emmanuel Macron a demandé à la Commission européenne de repousser d’un an l’entrée en vigueur de nouvelles obligations de contrôle des émissions de méthane liées aux importations de pétrole et de gaz. Elles sont actuellement prévues pour le 1er janvier 2027.
Selon la lettre consultée par Reuters, l’objectif avancé par Paris est d’éviter que ces obligations ne compliquent davantage les importations alors que les marchés de l’énergie restent tendus.
Produire davantage de diesel en Europe
Le président français propose aussi d’assouplir temporairement certaines normes sur la qualité des carburants et les mélanges de biocarburants. Les raffineurs français estiment que ces ajustements pourraient augmenter la production de carburants de 5 % à 20 %.
L’Europe dépend encore fortement du Moyen-Orient pour ses importations : 36 % du kérosène et 18 % du diesel consommés dans l’Union européenne proviendraient de cette région.
Une « règle d’or » fiscale
Le gouvernement affirme ne pas avoir encore profité d’un surplus de TVA lié à la hausse des prix. Il prévoit néanmoins de proposer au Parlement une règle garantissant que toute recette supplémentaire provenant de l’augmentation des carburants soit neutralisée et rendue aux Français à la pompe.
À ce stade, il s’agit de propositions : Bruxelles doit encore se prononcer et les modalités précises de la restitution fiscale restent à définir.
