Les cours du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis deux semaines. Le baril de Brent pour livraison en novembre a reculé de 2,1 %, à 98,23 dollars, tandis que le WTI américain a également perdu plus de 2 %.
Cette baisse intervient après qu’un responsable iranien a indiqué que le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir sous sept jours si les États-Unis réduisent leur pression militaire et lèvent le blocus visant les ports iraniens.
Un passage essentiel pour l’énergie mondiale
Avant les récents affrontements, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitait par le détroit d’Ormuz. Toute amélioration dans cette zone influence donc immédiatement les marchés.
L’Arabie saoudite a parallèlement relancé son oléoduc Est-Ouest et pourrait reprendre ses exportations depuis le port de Yanbu, sur la mer Rouge.
Pourquoi les automobilistes ne verront pas forcément une baisse immédiate
Un pétrole moins cher peut finir par alléger les prix à la pompe, mais la transmission n’est ni automatique ni instantanée. Les coûts de raffinage, le transport, les stocks disponibles et la fiscalité jouent également un rôle important.
Reuters souligne que les prix du diesel restent à des niveaux records en Europe et aux États-Unis, car les produits raffinés sont encore particulièrement difficiles à obtenir.
