Des violences ont éclaté place de la Bastille
La situation s'est fortement tendue jeudi 8 octobre 2026, place de la Bastille, à Paris, en marge d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens et étudiants. Quelques milliers de personnes se sont rassemblées sur la place, où le cortège parti de la place de la République a rejoint les manifestants déjà présents, selon Le Monde.
Des incidents signalés à partir de 16 h 20
D'après les informations communiquées par la préfecture de police de Paris et relayées par Europe 1 et Le Monde, les forces de l'ordre positionnées rue de la Bastille ont fait face, vers 16 h 20, à des jets de pavés et à des tirs de mortiers d'artifice. Aucun blessé n'était signalé à ce stade par les autorités.
Des heurts en fin d'après-midi
Vers 16 h 50, toujours selon la préfecture de police, un groupe d'une vingtaine de personnes présentées comme appartenant aux black blocs a lancé du mobilier urbain en direction des policiers. Les forces de l'ordre ont tenté de les repousser. Plus tard, Le Monde a rapporté de nouveaux heurts autour de la place, notamment boulevard Beaumarchais et près de l'Opéra Bastille, ainsi que le déploiement d'un canon à eau.
Une mobilisation qui se poursuit
Ces incidents sont intervenus dans un mouvement national lancé pour dénoncer le manque d'enseignants, les classes surchargées et la dégradation des conditions d'apprentissage. Selon le ministère de l'Éducation nationale cité par Euronews, 94 % des établissements étaient ouverts totalement ou partiellement jeudi, un chiffre distinct des comptages avancés par les organisations lycéennes.
Un plan d'urgence annoncé par le gouvernement
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé la préparation d'un plan d'urgence consacré notamment au remplacement des enseignants absents. Les organisations étudiantes et professionnelles ont, de leur côté, appelé à une nouvelle journée de mobilisation et de grève mardi 13 octobre.
Des faits désormais terminés, des enquêtes possibles
Les affrontements rapportés dans l'après-midi et en début de soirée ne sont pas présentés comme toujours en cours. Les circonstances précises des violences et les éventuelles responsabilités devront être établies à partir des constats des autorités, des témoignages et des images disponibles.



